Le Projet 6emeia, qui consiste à repeindre des bouches de métro, le travail de photographie de JR, les interventions urbaines de Ben, les exemples ne manquent pas d’irruptions de l’art contemporain dans le cœur des villes, qui à la fois tentent de faire sortir l’art du monde fermé des musées et des galeries, et de surprendre les habitants des villes.

Nul doute que le travail de Jinks Kunst, un artiste Helvetico-Nantais, ne parvienne à ces deux objectifs. Dès l’âge de de 14 ans, dans les années 1990, il peint dans les artères des villes. Puis s’intéresse au graffiti.

Aujourd’hui il s’amuse à revisiter un des éléments les plus communs du mobilier urbain : le panneau. Avec lui le dos d’âne se transforme en piste de skate, la barre blanche du sens interdit devient la table de La Scène, l’ouvrier du panneau « danger travaux » prend le visage d’un homme politique connu…

Tournant en dérision, détournant l’usage des objets, Jinks Kunst intervient dans les rues pour donner du souffle à son art, mais aussi pour le faire dialoguer avec l’univers urbain. Car il aime par-dessus tout discuter avec les habitants de la ville dans laquelle il essaye de promouvoir sa façon si personnelle de mettre de l’art et de l’humour dans notre quotidien.

Alors pourquoi ne pas découvrir cet artiste internationalement reconnu aujourd’hui, et dont les réalisations sont appréciées en France, mais aussi à Malaga ou à Rome, par exemple.