Que ne ferait-on pour assouvir sa passion de jeux vidéo? À cette question, deux adolescents des Pyrénées-Atlantiques auraient certainement répondu: « au-delà de l’imaginable ». Et l’on peut difficilement leur trouver tort. En effet, le tour qu’ils ont joué à geantcasino.fr relève d’une petite prouesse même si cela leur vaut un rappel de la loi devant le juge.

Geantcasino.fr, le dindon de la farce

Si l’on y prend garde, on pourrait confondre geantcasino.fr à un site de casino en ligne comme casino.com. Contrairement à casino.com qui propose plus de 300 jeux de casinos en ligne, geantcasino.fr est un magasin de vente qui a eu l’idée géniale de mettre des PC à disposition de ses clients pour le libre service en ligne. Mais deux petits malins qui ont l’habitude des lieux ont utilisé un PC de libre service à d’autres fins pour s’acheter des jeux vidéo en ligne sur le dos du magasin.

Un piratage en douce qui ne manque pas d’intelligence

L’astuce utilisée a consisté à installer un logiciel de contrôle à distance comme Teamviewer sur l’un des PCs installés dans le magasin et qui étaient évidemment connectés à l’internet par WiFi. Les deux jeunes geeks n’avaient plus qu’à manipuler depuis leur maison, les données du compte du magasin pour assouvir leur envie. Ils ont tout simplement acheté des jeux de vidéo en ligne sur d’autres sites en se faisant passer en subtilisant les références de geantcasino. Bien entendu, le pot aux roses n’a été découvert que lorsque les factures avoisinant 630 euros sont parvenues chez les gérants du site.

La bêtise enfantine qui les a rattrapés?

Le duo de jeunes arnaqueurs n’a été inquiété que plus de six mois après leur larcin en 2014 par la police. L’identifiant utilisé sur le site d’achat des jeux de vidéo et le numéro de téléphone communiqué lors de l’achat ont donné des indices irréfutables sur les usurpateurs de compte. C’était puéril et c’est plutôt normal pour des gosses de moins de 18 ans. Même si leurs parents ont remboursé le magasin, les deux adolescents sont appelés à comparaitre puisqu’une plainte a été déposée.